II. Le projet
Idée de base par le premier récit « Le manteau magique »
En septembre 2008, l’idée d’écrire des histoires courtes m’a semblé réalisable car le groupe d’élèves de Terminale LV1 du lycée Montmajour car certains élèves sont motivés et créatifs.
Les élèves de Terminales ont eu pour tâche de rédiger en langue allemande un conte à la maison à partir d’une amorce lancée par l’enseignante : « Il était une fois une vieille dame appelée Arles ; un beau matin, elle s’éveilla revêtue d’un manteau blanc qui possédait un pouvoir magique »
Après un week end prolongé par la fermeture du lycée pour tempête de neige, les élèves de Terminales L et S sont revenus le lundi matin avec un conte individuel rédigé sur papier, plus ou moins long selon l’imagination de chacun. Parmi tous les travaux fournis, l’un sortait du lot avec une véritable trame, des rebondissements et…l’absence d’une fin.
A cet instant-là, l’idée était née : on allait soumettre ce conte à d’autres élèves issus d’autres classes et pourquoi pas à des partenaires à l’étranger ?
Cette idée a mis à l’honneur l’élève à l’origine du projet, elle s’est mise à redoubler d’efforts dans cette matière et a étoffé son récit de base afin qu’on puisse le mettre en ligne ; ainsi il entra dans le site du lycée, intitulé « Partager en allemand » et fut lu par les camarades, il fut ensuite traduit en français pour que les non-germanistes y aient accès et enfin en anglais pour que d’éventuels curieux européens puissent le découvrir. La traduction en anglais a été effectuée par une étudiante de SRC et supervisée par une collègue d’anglais du lycée qui a ainsi pu apprécier la qualité de nos projets. Cet acte lui a donné envie de participer au projet intitulé « Un roman européen ». Tout s’enchaîne toujours dans une dynamique qui a sa propre logique.
D’autres élèves ont rédigé des suites possibles en langue allemande ; les étudiants de l’IUT d’informatique d’Arles ont trouvé cela intéressant puis les terminales L du lycée ont formé un jury et élaboré eux-mêmes les critères d’évaluation (richesse, lexicale, imagination, originalité, respect du style de base, contexte respecté) pour déterminer quelle suite serait la plus pertinente ; peu à peu toutes les suites sont entrées sur le site : l’idée était née et avait été menée à terme. L’une des fins proposée est excellente.
Celle venue de Kiel en Allemagne est d’un niveau B2 de nature à entraîner à la lecture nos élèves de Terminales LV1.
Le bénéfice
Le bénéfice était multiple : donner le goût à l’écriture, développer la lecture de documents de plus d’une page, enrichir le lexique, améliorer la forme, notamment le temps des verbes nécessaires à la narration, favoriser l’écriture imaginative, donner l’impression à l’élève d’être un écrivain en herbe ; il est certain que la motivation a été perceptible.
Les étudiants le l’IUT d’informatique, filière SRC ont produit également des suites à ce conte. Deux d’entre eux ont créé le début d’un autre conte intitulé « Le tourbillon » : « der Wirbel »
Cela s’appelle de la “dynamique venue des élèves” et il faut s’attacher à la nourrir en tant qu’adulte chef d’orchestre et surtout pas en enseignant omniscient, sans quoi on tue l’imagination des adolescents et des jeunes gens.